Le bien-être au travail:                        un chemin pour l'entreprise            et ses collaborateurs...

...vers une motivation et un équilibre vie pro-vie perso renforcé, vers plus de stabilité et de cohésion interne, vers un meilleur dialogue inter générationnel et une compétitivité durable.

CHALLENGES   ENTREPRISE VIE DE BUREAU

TRAVAIL: ces 12 astuces pour mieux se concentrer et gagner en efficacité au bureau.

Par Thuy-Diep Nguyen, le 23.03.2018

Open space, hyperconnectivité, travail nomade et multitâches...Notre cerveau est de plus en plus sollicité et peine à se concentrer. Voici les astuces et meilleurs conseils des experts pour se recentrer, travailler plus efficacement- et préserver sa santé mentale.

Le saviez-vous? Votre capacité de concentration ne dépasse guère celle d'un poisson rouge. Ce n'est pas moi qui avance cette analogie peu flatteuse, mais une étude on ne peut plus sérieuse menée en 2015 par Microsoft. Selon cette enquête, réalisée au Canada et devenue une référence, la concentration de l'homme est passée en dix ans de 12 à 8 secondes en moyenne, versus… 9 secondes pour le fameux cyprin doré qui tourne en rond dans son bocal.

La faute à notre patrimoine neurologique, comme l'a relevé Jean-Philippe Lachaux, polytechnicien et chercheur en neurosciences à l'Inserm de Lyon, auteur de nombreux ouvrages sur le sujet: naturellement curieux, le cerveau humain est avide de distractions. Autrement dit, toute la journée, votre cerveau gambade d'une information à l'autre et se laisse facilement distraire. Par un morceau de musique sympa, une image captivante qui surgit sur votre écran, ou encore les résultats en direct d'un match de foot… De quoi nettement rallonger la (petite) fraction de la soirée que vous pensiez consacrer à peaufiner le Powerpoint de votre réunion du lendemain.

Bannir les excitants

"Une partie de notre cerveau est constamment en mode veille, complète Julien Guéniat, formateur en organisation des entreprises (organisologie.com). Du pain béni dans un monde hyperconnecté, où l'individu est sollicité en permanence." Sans parler du bruit, de l'open space où les gens circulent en permanence, de l'omniprésence d'écrans en tous genres (télévisions, ordinateurs, tablettes, smartphone), ou des aléas du flex office qui fait que vous pouvez atterrir en face de l'ascenseur justement le jour où vous avez un rapport de 20 pages à rédiger… Autant de raisons qui empêchent de focaliser votre attention. Et limitent votre efficacité.

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Et pourtant, le travail en mode projet, de plus en plus répandu, et ses immanquables «charrettes» exigent souvent un maximum de concentration en un temps record. Comment y arriver? Mettez d’abord toutes les chances de votre côté: évitez les excès de café, de thé ou de boissons énergisantes, de vrais faux amis pour doper l’attention. Laissez-vous tenter par une ambiance aromatique propice: des huiles essentielles ou une bougie qui diffuse des essences d’orange douce ou de lavande oficinale, aux propriétés relaxantes reconnues.

«La lavande pour contribuer à calmer les fonctions du système nerveux; l’orange douce pour atténuer l’anxiété, l’irritabilité ou encore les troubles du sommeil… Il est prouvé que plus une personne est calme et détendue, plus elle a la faculté de se concentrer», explique Claire Pelé, biologiste et directrice du Laboratoire Sanoflore, marque bio experte en aromathérapie et l’utilisation des plantes, qui a récemment lancé une gamme de crèmes  – dont l’une pour mieux se concentrer – mettant la quiétude à portée de main.

Ensuite, il est utile, dans ce monde hyperconnecté, d’apprendre à travailler autrement. Principalement en faisant le tri dans ses priorités et les informations qui vous inondent à longueur de journée.

Voici 12 conseils et astuces – éprouvés – des experts:

1) Faites une seule chose à la fois. Zapper, c’est encore le meilleur moyen de perdre sa concentration – et son temps.

2) Soignez votre confort. Aérez régulièrement la pièce où vous êtes, ajustez à la bonne hauteur votre écran, votre siège, humidifiez vos yeux si besoin… Les douleurs et l’inconfort sont souvent la première cause d’une perte de concentration.

3) Fractionnez votre travail. S’asseoir en se disant que vous allez rester dix heures d’affilée à votre poste est inhumain. Comme un coureur de fond, exercez votre mental à vous concentrer par tranche de 15 minutes, puis 20, puis 30… vous finirez par augmentez votre résistance. Investissez, s’il le faut, dans un minuteur – cela vous évitera de regarder votre smartphone.

4) Fixez-vous un temps limité par tâche. Cela vous oblige à la fois à définir vos priorités -finir ce travail et non écouter le récit des vacances panaméennes de votre voisin!- et à relever le pari que vous êtes capable d’y arriver en donnant le meilleur de vous-même. Voire la lumière au bout du tunnel sera une motivation supplémentaire.

5) Faites le ménage sur vos écrans. C’est le conseil en or de Tristan Harris, ex-ingénieur et «philosophe produit» de Google, devenu célèbre depuis qu’il est parti en croisade contre l’esclavagisme des objets connectés. Sur votre ordinateur, suspendez les notifications et autres messages. Ou utilisez des extensions, comme Boomerang sur Gmail, qui permettent de contrôler les flux en fonction de vos besoins et disponibilités. Sur votre smartphone, limitez aussi les sources de distraction (pushs intempestifs, sonneries…) et ne gardez que les applis et favoris indispensables. Passez l’appli occasionnelle sur votre ordinateur portable. Dans la mesure où il faut s’arrêter, le sortir, le rallumer, vos réfléchirez forcément à deux fois avant de le faire.

6) Priorisez vos recherches. Lorsque vous écrivez (un article, un rapport, un courrier…), remettez à plus tard les recherches des petites infos qui vous manquent: une adresse, l’orthographe d’un nom, un chiffre, une date… Les aller-retours incessants cassent votre concentration.

7) Faites passer le message que vous êtes indisponible. Portez un casque –à condition de ne pas l’avoir du matin au soir sur les oreilles!-, évitez de regarder les personnes qui passent… «Compliquez l’accès à votre personne, en somme!, résume Julien Guéniat. Du coup, les gens réfléchiront à deux fois avant de vous déranger.»

8) Prévoyez des pauses –vitales– dans les plages de concentration. Et non l’inverse! Levez-vous de votre bureau toutes les heures – un must pour ne pas craquer et galvaniser vos neurones. Etirez-vous ou faites quelques pas dehors. Regardez votre smartphone ou vos mails à ce moment-là.... pas avant!

9) Balisez votre propre rythme biologique de concentration. De même que pour le sommeil, certains sont plutôt du matin, d’autres du soir… Préservez ces plages pour les travaux qui exigent beaucoup d’attention: rédiger un rapport ou une présentation, potasser une étude… Organisez votre agenda autour.

10) Quand et si vous craquez, ne vous flagellez pas. Prenez juste le temps de réaliser pourquoi vous avez perdu votre concentration, ce que vous ressentez… Une aide précieuse pour la suite.

11) Méditez. Autre entrainement simple, ce petit exercice de méditation qui consiste à fixer son attention sur un objet pendant un moment et à prendre conscience dès que votre esprit glisse… instructif.

 

12) Eloignez votre smartphone. Pour les vrais drogués des objets connectés, optez pour l’extrême: planquez votre smartphone ou tablette dans un tiroir ou un placard, en mode avion. «C’est un peu comme la tablette de chocolat, moins on la voit, moins on est tenté» promet Julien Gueniat, un ex-accro «qui se soigne».


Qualité de Vie au travail , Bien-être au travail , Bonheur au travail, c’est quoi la différence ?

 

LA QUALITÉ DE VIE AU TRAVAIL:

UN REMÈDE EFFICACE FACE AUX ARRÊTS MALADIE

Sources: VITAELIA 8/02/2018 

Comme nous, vous avez appris que la « Sécu » s’apprêtait à communiquer aux entreprises la part d’arrêts de travail liés aux lombalgies, aux TMS et aux risques psychosociaux, afin de réduire les taux d’absentéisme.

 

Audelà des questions que cela peut engendrer, notamment sur le secret médical et la divulgation d’informations personnelles, cette expérimentation lancée en novembre 2017 par l’Assurance-Maladie a pour but de renforcer la prévention des risques professionnels en entreprise. Cela consiste à transmettre aux entreprises ayant un très fort taux d’absentéisme des informations sur la nature des arrêts maladie, dans un contexte où des écarts importants de taux d’absentéisme sont constatés entre des entreprises d’un même secteur. L’expérimentation consiste à rencontrer les entreprises pour leur parler de leur niveau d’absentéisme dans le but de les inciter à mettre en œuvre des actions de prévention.
le Monde 26.01.2018

Il faut se rappeler que le coût moyen du mal-être au travail représente 12 600 euros par salarié (absentéisme, arrêts de maladie, démissions, désorganisation, perte de productivité), soit un total équivalent à 11,5% du PIB français. C’est le chiffre phare de l’étude menée annuellement pour le compte du groupe Apicil. En 2017 cette étude illustre à nouveau les forts contrastes concernant le bien-être au travail selon les entreprises, en fonction de leur taille ainsi que de leur activité. Les chiffres sont inquiétants, 1 salarié sur 5  en arrêt de maladie à cause de son travail. En effet, 20% des salariés arrêtés (= en congé de maladie) estiment que leur arrêt est lié à leur travail : 14 % sont dus à des tensions liées à l’organisation du travail et 6 % suite à des difficultés liées aux pratiques managériales de l’entreprise. La charge de travail et l’environnement physique( ?) sont cités comme les principales sources de difficultés pour les salariés en arrêt de travail suite à des tensions liées au milieu professionnel. Cette perception contraste fortement avec celle des DRH, puisque selon eux seuls 4 % des arrêts sont liés aux situations de travail. Les maladies ordinaires (54% d’arrêts) et les troubles musculo squelettiques (30% d’arrêts) sont les principaux motifs des arrêts de travail. Les troubles psychologiques (14%) arrivent en 4ème position et sont plus élevés dans les services.

Un coût des arrêts de travail globalement mal apprécié par les DRH

Seul un DRH sur dix a une idée précise du coût des arrêts de travail. Ces coûts estimés se situent la plupart du temps entre 0,5 % et 2 % de la masse salariale. Sur cette base, une estimation du coût direct des arrêts de travail reste hasardeuse. Il n’en demeure pas moins que l’impact et les coûts pour l’entreprise restent élevés, si l’on prend en compte également les coûts indirects. En effet, 82% des DRH jugent que les arrêts de travail ont un impact négatif sur l’organisation de l’entreprise et 57% sur sa performance économique. Ce chiffre monte même à 100% pour les entreprises de transports.

Les entreprises minoritaires à faire de la prévention

Moins d’une entreprise sur deux (45%) a mis en place des actions de prévention des arrêts de travail (moins d’un quart dans les transports). D’un point de vue réglementaire, 76 % des DRH ont mis en place le document unique et 62 % ont procédé à l’évaluation de la pénibilité au travail. En revanche, moins d’une entreprise sur deux a mis en place des actions de prévention des TMS (48%), des formations aux risques psychosociaux (34%) ou des démarches QVT (32%).

La QVT (Qualité de vie au travail) justement arrêtons-nous sur le sujet quelques instants. Si l’on se réfère aux chiffres, 71 % des salariés jugent satisfaisante la démarche de QVT au sein de leur entreprise, la qualifiant de bonne ou très bonne contre 69 % en 2016, ce chiffre monte à 96 % chez les dirigeants satisfaits. Les salariés s’accordent pour placer les relations avec les collègues (53 %) et l’ambiance (49 %) en tête des facteurs déterminants. Pour eux, viennent ensuite la rémunération (40 %, contre 42 % chez les dirigeants), la reconnaissance au travail (38 %, contre 40 %), et la conciliation des temps de vie (37 %, contre 15 %). Cette dernière demeure une source de difficultés pour 34 % des salariés, 42 % des cadres et 44 % des managers.

Etude sur la Qualité de Vie au Travail en 2017 par le groupe Malakoff Médéric 

Ces chiffres encourageants sont malheureusement altérés par l’enquête de l’OMS qui classe la France à la 3ème place des nations avec le plus grand nombre de dépressions liées au travail. Ce sentiment est également en contradiction avec la hausse des salariés et managers déclarant avoir eu envie de bénéficier d’un arrêt maladie, entre 2009 et 2017 (+ 10 %). Un chiffre intéressant à analyser lorsque dans le même temps, 75 % des dirigeants déclarent que la QVT doit être un axe majeur pour les entreprises, notamment pour maîtriser l’absentéisme. (en 3ème position derrière l’augmentation de la compétitivité et l’amélioration du climat social).

Dirigeants et salariés sont unanimes sur un point : plus de neuf personnes sur dix estiment que la santé des salariés contribue à la performance de l’entreprise. Un salarié se félicitant de sa QVT est moins sujet aux arrêts maladie (37 % de moins que la moyenne). A l’inverse, un salarié la jugeant mauvaise a 18 % plus de risques d’être absent. Selon le dernier baromètre 2017, 34,1 % des salariés sont absents au moins une fois par an. La durée s’élève en moyenne à 35,5 jours par salarié concerné, pour une durée moyenne de 18,9 jours par arrêt. L’absentéisme représenterait ainsi la perte de l’équivalent de 43 emplois à temps plein pour une entreprise de 1 000 salariés.

 

Des chiffres significatifs qui soulignent à quel point la qualité de vie en milieu professionnel occupe aujourd’hui une place importante pour le développement et l’organisation des entreprises. Elle est devenue une des préoccupations incontournables des DRH et des dirigeants. Il faut maintenant l’appliquer concrètement et l’adapter aux différentes attentes des salariés et enjeux des entreprises.

Le bien-être au travail dans le monde  11ème Edition du Baromètre Edenred-Ipsos      Edition 2016

 Le bien-être au travail dans le monde

Qu'est-ce que le bien-être au travail ? Quelle perception en ont les salariés ? Varie-t-il d'un pays à un autre ? Comment le mesurer ? Et comment l'améliorer ? Le sujet prend une importance croissante du fait de la corrélation supposée du bien-être avec l'engagement et in fine, la performance des entreprises. Il ressort que le bien-être au travail est le fruit d'une équation inégale entre le cadre de travail, l'attention portée et l'émotion ressentie. En fonction du positionnement des salariés par rapport à ces trois composantes, quatre profils de pays se dégagent.

La 11ème édition du baromètre Edenred-Ipsos menée auprès de 14 400 salariés, pour la première fois cette année dans 15 pays à travers le monde (Allemagne, Belgique, Brésil, Chili, Chine, Espagne, France, Inde, Italie, Japon, Mexique, Pologne, USA, Royaume-Uni, Turquie), s'est penchée sur la question du  bien-être au travail. 

Voir les résultats 2016:

http://www.edenred.com/fr/barometre-edenred-ipsos/edition-2016-barometre-edenred-ipsos

 


Après le burn-out et le bore-out, voici le brown-out....

 

Le monde du travail produit des pathologies professionnelles sans cesse renouvelées. Il y a eu le burn-out, cette « consumation » par excès d’investissement et de sollicitations professionnels. Puis la tendance inverse, l’entreprise ne donne rien à faire, le salarié risque d’être aspiré dans un tourbillon de vacuité que l’on nomme le bore-out. Aujourd’hui il faut en ajouter une troisième pathologie qui émerge. Son nom ? Le brown-out. Une baisse de courant psychique, une sorte de dévitalisation provoquée par l’absurdité quotidienne des tâches à accomplir.

http://www.lemonde.fr/m-perso/article/2016/10/13/apres-le-burn-out-et-le-bore-out-voici-le-brown-out_5012742_4497916.html